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Qu’est-ce que tu fais pour les vacances ?

Qu’est-ce que tu fais pour les vacances ?

17 juillet 2015

A vous aussi (qui êtes certainement déjà en vacances), on vous a posé un nombre incalculable de fois cette question ? Moi perso, je reste là tout l’été : nous partons en septembre. Mais j’ai déjà quelques ”lubies Green”. Au départ, il s’agissait d’une simple fixette : quelle crème solaire choisir pour tartiner ma fille ? Puis mes interrogations existentielles ont pris de l’ampleur. Beaucoup d’ampleur.

Les questions ont juste surgies les unes après les autres (jusqu’au mal de crâne) : ma démarche avec ce blog est-elle encore valable alors que l’on s’apprête à parcourir 9445 km en avion et à exploser nos émissions de CO2 ? Une fois sur place, comment poursuivre ma quête du ”zéro déchet” ? Eau courante ou bouteilles en plastique ? Et ma trousse de toilette : je mets quoi dedans ? Et ma fameuse crème solaire, peut-elle être à la fois sans danger pour ma fille, sans danger pour l’écosystème ET protectrice contre les UV ? Et côté anti-moustiques, je choisis quoi ? … Jusqu’à me documenter sur le marché mondial du tourisme et le rôle joué par les touristes eux-mêmes quant aux conséquences sur l’environnement. Somme toute, la question à one million est assez basique :

Comment être une touriste ”responsable” ?

Cet article n’a pas vocation à définir cette expression, un peu galvaudée et facilement culpabilisante. Encore moins à lister de façon exhaustive TOUTES les formes de tourisme responsable qui existent aujourd’hui : il y a suffisamment de blogs, sites webs et autres guides touristiques spécialisés qui en parlent bien. Il suffit de taper les bons mots clés dans Google pour s’en rendre compte (regardez un peu plus bas : ”le vocabulaire du tourisme responsable”). J’avais juste envie de partager mes réflexions sur le sujet.

Une certitude

 ”Chacun est responsable et tout le monde peut mieux faire.”

Cette phrase (vite entrée dans le top ten de mes citations préférées) n’est pas de moi mais de Romain Vallon, fondateur du site www.voyageons-autrement.com.

Juste une manière de vous dire qu’il y a mille et une manières d’être ”responsable” lorsque l’on revêt sa casquette de touriste. Que l’on opte volontairement pour un voyage étiqueté responsable, ou que l’on profite des vacances pour faire un break dans la maison familiale en pleine campagne. Bien sûr, cela peut passer par le choix de la destination, du moyen de transport, du type d’hébergement ou du type de voyage.

Personnellement, c’est avant tout une prise de conscience individuelle : prendre le temps de réfléchir à l’environnement qui s’apprête à nous accueillir, moi et ma famille. Quel qu’il soit et où que nous allions. Au moment de nos préparatifs de voyage et une fois sur place.

En l’occurrence, nous nous envolerons pour l’Île Maurice où nous séjournerons chez ma meilleure amie (qui vit là-bas). Nous n’irons donc pas œuvrer pour la conservation des jaguars en Amazonie ou jouer les Robinson dans une cabane paumée dans le Larzac !

Un peu de bon sens…

On n’a pas forcément toujours le temps de penser à lui, mais je vous assure que le bon sens est un chouette compagnon de voyage. En ce qui me concerne, il m’aide à me poser 2 questions de base :

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  • Comment ma présence – en tant que touriste – à tel endroit/à tel moment va-t-elle impacter l’environnement local et la population ?

  • Comment réduire au maximum cet impact ?
    [/su_list]
    … Assorties de 2 réponses assez évidentes :

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  • Bien me renseigner sur la destination, son économie, sa biodiversité locale, ses (éventuelles) problématiques environnementales, ses coutumes, sa population et ses possibilités en matière de tourisme… Afin de faire les bons choix !

  • Accepter de bouleverser mes petites habitudes le temps des vacances, pour m’intégrer ”discrètement”. En d’autres termes : ne pas me la jouer touriste conquistador à qui tout est dû.
    [/su_list]
    Présenté ainsi, ça peut paraître très niais, n’est-ce pas ? Mais permettez-moi de soulever un point : si le tourisme – et les touristes – n’impactaient pas autant l’environnement, cet article – et le concept même de tourisme responsable – n’auraient pas lieu d’être. Sans parler du comportement de certains de nos chers compatriotes à l’étranger. Le Français gueulard, jamais content et qui passe son temps à se plaindre : ça n’est pas qu’un mythe ! (C’est du vécu)

Des engagements

Je vais encore enfoncer des portes ouvertes, mais il m’est juste impossible de tomber dans le stéréotype du touriste qui se laisse vivre, sans se poser de questions, sous prétexte qu’il est en vacances et qu’il décompresse, qu’il veut tout faire et tout voir, en avoir pour son argent, sans être bousculé, etc. Voyager, c’est aussi l’occasion de s’engager…

[su_list icon= »http://www.into-the-green.com/wp-content/uploads/2015/01/TACHE.jpg »]

  • Contre ”l’opulence touristique”, au détriment de la condition de vie des habitants et des ressources locales.
    [/su_list]Un exemple ?
    Prenez Bali (où je ne suis jamais allée, mais le stéréotype de l’île paradisiaque à touristes se pose là) : le tourisme y a explosé, quasiment sans accompagnement social, écologique ou sanitaire. Jusqu’à mettre en péril les conditions de vie ET la santé des habitants : l’île frôle la crise de ressource en eau potable et les nos déchets débordent de partout. Quant à la biodiversité locale, je n’en parle même pas…

bali-dechets-tourisme-responsable-into-the-green

Source : http://ikanpepes.canalblog.com/

Tout cela pour quoi ? Pour qu’on puisse dormir dans des hôtels 5 étoiles ou des villas de luxe à couper le souffle ; se faire masser dans des spas où l’eau coule à flot ; manger dans des restaurants occidentaux ; conserver toutes nos petites habitudes de (sur)consommation européenne (ai-je vraiment besoin de Mentos ou de Granola à Bali ?!)

Avoir envie de vivre l’expérience d’un 5 étoiles ou d’un massage balinais de ouf est légitime (et tellement agréable)… Le tout est de prendre conscience qu’il existe des structures touristiques labellisées « eco », de les chercher, de vérifier si c’est du marketing ou si elles sont vraiment engagées, et de les privilégier.

[su_list icon= »http://www.into-the-green.com/wp-content/uploads/2015/01/TACHE.jpg »]

  • Contre les business locaux faits sur le dos de la vie sauvage, des animaux et de la biodiversité.
    [/su_list]
    Un exemple ?
    Les Delphinariums. Vous savez, du genre Marineland à Antibes. Alors là, ça frôle le militantisme : JAMAIS je ne mets les pieds dans ce type de parcs animaliers, où les mammifères sont exploités comme une source de revenus, malmenés pour le ”show”, bourrés de médicaments, condamnés à une vie misérable et à une mort archi-précoce. Tout cela pour quoi ? Faire sourire nos enfants (faire du pognon) ? … JAMAIS je n’y emmènerai ma fille. Les ”excursions” type bateaux à touristes qui vous embarquent pour aller nager avec les dauphins ne valent pas mieux (dans l’esprit, voilà ce que je trouverai à Maurice).

Tilikum-par-Emily-Watson-into-the-green

Source : http://www.cherrypepper.fr/vegan/blog/blackfish-nen-finit-pas-faire-souffrir-seaworld/

 

Sur ce sujet, je ne peux que vous recommander, en guise de ”clé d’entrée” pour vous renseigner, de regarder l’excellent documentaire Blackfish.

Blackfish-tourisme-responsable-into-the-green

Des gestes simples

Personnellement, mes petits gestes tournent avant tout autour de la consommation d’eau, d’énergie et la production de déchets ; les efforts pour limiter le plastique et la vaisselle (pas jetable) lorsque l’on piquenique ; l’envie de simplifier au maximum nos valises pour se contenter de peu ; embarquer une moustiquaire pour limiter l’usage des anti-moustiques la nuit ; vérifier si nos choix d’activités sont néfastes ou non pour l’environnement… Et repenser ma trousse de toilette ! Héhé, j’en reviens à ma fameuse crème solaire, que je vous dévoilerai dans un prochain article spécial ”valise d’été” !

Le vocabulaire du tourisme responsable

Voici les mots clés que Google appréciera si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet :

Tourisme Responsable ∼ Tourisme durable ∼ Ecotourisme ∼ Tourisme Vert ∼ Tourisme Equitable ∼Tourisme Solidaire ∼ Eco-volontariat ∼ Tourisme Social ∼ Tourisme Participatif ∼ Slow Travel ∼ Wwoofing ∼ Glamping ∼ Couchsurfing

Il existe également un certain nombre de labels, d’actions, d’associations, etc. autour du tourisme responsable… A retrouver sur le site www.voyageons-autrement.com , dont je vous parle juste après !

2 sites web pour s’informer

Le site www.voyageons-autrement.com    

voyageons-autrement--into-the-greenDans la jungle du web, si vous ne deviez en retenir qu’un, foncez sur celui là : actualités du secteur, informations pertinentes, boîte à idées pour voyager, hébergements, voyagistes, tour opérateurs, agences de voyages, labels… Ce portail d’informations est une véritable mine d’or qui a pris le parti de se focaliser uniquement sur le tourisme responsable.

La rubrique tourisme du site www.conso-globe.com
consoglobe-tourisme-responsable-into-the-greenUn fil d’actualité très intéressant sur le sujet et de nombreuses idées de séjours et voyages (en France et à l’étranger) version responsable : cette rubrique est également une excellente source d’informations .


3 questions à Pauline, de l’excellent blog World Else ?

Qu’est ce qu’un touriste responsable selon toi ?
blog-world-else-into-the-greenC’est un voyageur qui mettra du cœur à l’ouvrage pour découvrir le pays dans lequel il se trouve : comprendre et observer, sans jamais nuire au pays et aux habitants. Malheureusement, beaucoup de touristes adoptent le côté « touriste » dans le sens péjoratif du terme. Pendant mes voyages, j’ai pu voir à plusieurs reprises des attitudes qui m’ont complètement choquées. J’étais même gênée d’être là en tant qu’étrangère. Pour ma part, j’essaie de respecter au maximum tout ce qui m’entoure et de me faire toute petite. 

Quelles sont tes gestes et astuces Green en voyage ?
Bon, je suis avant tout une fille… et il faut l’avouer, même lorsque l’on est une vraie aventurière, le démaquillant et toutes ces choses encombrantes sont nécessaires ! Ma petite astuce à la fois écologique et économique : je remplace les cotons à démaquiller par des carrés lavables en coton bio. C’est pratique, léger et ça ne pollue pas pour rien !
J’essaie aussi de minimiser mon impact sur l’environnement en consommant local. Par exemple, je ne commande un coca cola à 5000m d’altitude au Népal, en sachant qu’il a fallu déployer de grands moyens pour que ces canettes arrivent entre les mains des touristes.
Ou encore, j’essaie de purifier mon eau moi-même en Inde, pour ne pas acheter de bouteilles en plastique et contribuer à empirer la situation dans ce pays déjà envahi par la pollution. La bonne astuce : toujours avoir une gourde sur soi !

Quels types d’hébergements eco-responsables pourrais-tu recommander ?Pauline-world-else-into-the-green
Je n’ai pas beaucoup l’habitude des hôtels car je privilégie souvent les nuits chez l’habitant, via Airbnb ou en faisant du couchsurfing ou du wwoofing. J’essaie aussi de passer par les agences locales pour organiser mes voyages. Autant de moyens beaucoup plus sympas pour être en contact direct avec les locaux, participer et partager : on mange local, on connaît les vraies adresses et c’est bien plus économique. Je peux également vous recommander l’auberge eco-friendly Dun Flodigarry en Écosse, où les propriétaires cultivent eux-mêmes leurs légumes et sont auto-suffisant en électricité grâce à des éoliennes installées dans le jardin… Le grand luxe perdu au milieu de l’île de Skye ! Enfin, je suis ravie de constater que de plus en plus d’hôtels informent leurs clients sur le problème de surconsommation d’eau dans les salles de bain ; certains privilégient les produits locaux, voire bio, pour le petit déjeuner.  Comme l’hôtel de la Porte Dorée à Paris par exemple.

Sur ce, je retourne à mes préparatifs de voyage… Cheers !

Source de la photo en une : http://van-life.net/

4 commentaires
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4 commentaires

GreenerDaddy 17 juillet 2015 - 9 h 54 min

Bonjour, et bravo pour cet article. On retrouve nos propres reflexions mais nous ne l’aurions pas écrit aussi bien ^^
Ton image de Bali me rappelle, dans une moindre mesure quand même, des images que l’on voit ces jours ci sur nos bords de seine à paris … des déchets à ne plus pouvoir marcher sur les quais 🙁 Quelle honte quand même …

J’adhère à la citation « Chacun est responsable mais toute le monde peut faire mieux » …

On partira en vacances avant vous 😉
AU plaisir

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Laure Lessert 18 juillet 2015 - 4 h 57 min

Bonjour,
Merci pour ton commentaire très touchant (pour l’écriture 😉 ).
Oui, pas besoin d’aller bien loin pour se rendre compte du poids de nos déchets et avec les piqueniques parisiens en bord de scène… Il me semble que quelqu’un a même créé un Tumblr pour dénoncer ça !
Les îles sont très, très concernées par ce problème. J’ai eu l’occasion de le voir au Cap Vert (des plages entièrement recouvertes de bouteilles en plastiques, une pure vision d’horreur) et à Zanzibar où, planqués des hôtels de luxe, les villages des habitants sont envahis de sachets plastiques.
Enfin, je vous souhaite de belles vacances la Greener Family, profitez-en bien !!

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GreenerDaddy 31 juillet 2015 - 9 h 36 min

Bonjour Laure
Je lisais un article de l’ADEME sur la préparation des valises pour les vacances. J’ai suivi un lien vers http://www.unep.fr/greenpassport/. Je ne sais pas si tu connais, mais j’ai pensé que ca collait bien avec ton article 😉
Au plaisir

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Laure Lessert 4 août 2015 - 6 h 37 min

Bonjour GreenDaddy (et la Greener family 😉 )
Merci pour ce lien, je ne connaissais pas et c’est top !
J’ai un peu déconnecté de la blogosphère ces derniers jours, mais je vais filer sur votre blog cette semaine pour rattraper mon retard de lecture 😉
Belle journée !

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